Exposition de créations au château de La Malmaison

Jusqu’au 18 octobre, le château de La Malmaison présente des créations de 12 étudiants de l’Ecole Duperré de Paris.

E
Réalisations de Léna Glamport. Il est certain que l’Impératrice Joséphine serait tombée sous le charme de ces bourses d’une finesse incroyable.
“L’exotique Joséphine.
L’enfance martiniquaise de l’Impératrice ne fut pas sans incidence sur ses goûts en terme de botanique, surtout lors de l’aménagement de cette résidence et l’on peut également retrouver ce penchant pour l’exotisme dans sa garde-robe : des foulards créoles que l’on appelle madras jusqu’aux petits réticules en forme d’ananas.
La traduction de cet attachement pour l’exotisme et les petites bourses est visible dans mon projet à travers une mini collection de sacs « ananas ».”
Hannah Cauvin, étudiante de l’ École Duperré Paris, imagine les ballerines de l’Impératrice Joséphine après une balade dans son parc de La Malmaison… 🩰

« Un jour de pluie à la Malmaison et une dispute avec Napoléon, c’en était trop ; Joséphine sortit prendre l’air. 

Elle s’aventura alors dans son jardin, contempler sa magnifique roseraie, aux détriments de l’herbe trempée et de la boue dégoulinante. Si bien qu’en revenant au château, ses souliers n’en furent pas épargnés… Usures et diverses tâches étaient le quotidien de ses petites ballerines. 

Ainsi, c’est autour de cette notion de « chaussure accidentée » que mon projet se développe. En effet, on imagine plusieurs scénarios – Les promenades de
Joséphine dans son jardin -, où par tous les temps : pluie, neige ou grand soleil, l’Impératrice s’en va se balader insouciance. Ce sont alors des souliers crottés, détrempés, recouverts de tâches d’herbe, ou encore les trois à la fois, qui nous apparaissent. Voici donc les grandes parties que je développe. 

Par ailleurs à ces petites ballerines principalement faites de satin de soie, de taffetas, de velours ou bien de cuir, on leur attribue un critère de fragilité, que je retranscrirai ici à l’aide de matériaux légers, délicats et vulnérables, tels le pier, ou des textiles très fins (mousseline, tulle, soie…). 

Nous parlerons donc d’un luxe éphémère, c’est un travail de sublimation, d’anoblissement ou du moins d’embellissement de la détérioration du soulier accidenté, qui s’annonce. »


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