Fondation Dosne-Thiers

A l’occasion des Journées du Patrimoine, j’ai visité la Fondation Dosne-Thiers qui possède une bibliothèque historique qui abrite plus de 150 000 volumes. Une collection unique sur la grande histoire, Napoléon Bonaparte, le Premier Empire, la Restauration et la monarchie de Juillet, Napoléon III, le Second Empire et la IIIème République jusqu’à la Grande Guerre… (les jeudis et vendredis, de 12 à 18 heures, en libre accès).

L’occasion de revoir une des plus jolies places de Paris : la place Saint-Georges.

En face de la fondation, se trouve un très beau bâtiment : le premier Hôtel de la Païva.

La place Saint-Georges, sur laquelle débouche l’accès à la station de métro Saint-Georges, se trouve au cœur du quartier Saint-Georges, partie nord-ouest du 9e arrondissement de Paris, à la jonction des rues Saint-Georges et Notre-Dame-de-Lorette.

Cette place circulaire de 32,50 m de diamètre fut lotie en 1824 : les terrains furent alors découpés et construits de maisons. Il n’en subsiste que la grille arrondie qui enserre les jardinets car les immeubles sont postérieurs.

Destinée à l’origine à faire boire les chevaux, une fontaine centrale, qui a été tarie en 1906 par la construction du métro, a fait place en 1911 à un Monument à Gavarni, dû au sculpteur Denys Puech, comprenant également une fontaine (remise en eau en 1995) et surmonté d’un buste du dessinateur. Sur le socle figure en relief une scène du Carnaval de Paris, avec trois personnages, dont au milieu une débardeuse. Paul Gavarni (1804-1866) s’était spécialisé dans la représentation de ces figures carnavalesques. Il s’agit du seul monument parisien évoquant directement le Carnaval de Paris.

  • no 27 : hôtel Thiers : Alexis Dosne possédait des terrains dans le quartier. En 1824, il obtint de prolonger la rue Saint-Georges et de lotir et vendre ces terrains en réalisant une intéressante opération immobilière. Sur la place, il fit construire un hôtel que sa femme vendit pour 100 000 F à Adolphe Thiers quand celui-ci épousa sa fille, Élise Dosne.
    Le 2 décembre 1851, pendant le coup d’État de Napoléon III, on vint arrêter Adolphe Thiers dans sa chambre3.
    Après le Second Empire, Adolphe Thiers fut élu président de la République et réprima la Commune de Paris. Le ministre de la Justice de la Commune de Paris, Eugène Protot, fit détruire l’immeuble le 11 mai 1871, mais Gustave Courbet en sauva les biens. L’immeuble fut reconstruit en 1873. Élise Thiers y mourut en 1880. La belle-sœur de Thiers, Félicie Dosne, le légua avec sa bibliothèque à l’Institut de France en 19054. C’est aujourd’hui la Fondation Dosne-Thiers.
  • no 28 : hôtel de la marquise de Païva orné d’angelots, de lions, de statues de style néo-gothique et néo-renaissance(architecte Renaud, 1840). Installée ici en 1851, elle fit construire par la suite un nouveau luxueux hôtel portant son nom sur l’avenue des Champs-Élysées.
  • Au débouché de la rue Saint-Georges, au no 51 de cette rue : théâtre Saint-Georges, inauguré le 8 février 1829, transformé par Charles Siclis. Il abrita en 1908 le siège de la Société nationale des beaux-arts. C’est ici qu’ont été tournées en 1980 certaines scènes du film Le Dernier Métro, de François Truffaut.

source Wikipédia

19. septembre 2016 par Sakartonn
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